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Par:Jillali Tahir



نسب القادريين
التاريخ والأسطورة
من تاريخ يوسفية برشيد
القيسارية
Ouled Hriz

Le pouvoir caidal à Ouled Hriz.

Le pouvoir caidal à Ouled Hriz appartenait de père en fils à la famille Ber Rechid des Fokra Ouled Allal. Cette famille est apparentée à la fois aux chorfas Abdelwahed et aux Ouled Hriz. Vers le VI éme siècle de l’hégire, un de leurs ancêtres allié aux Hafsides de Tunisie gouvernait Gabés sous le nom de Rechid El Kamel. Leur petit centre de pouvoir est apparu à Ouled Hriz depuis le règne de Moulay Abderrahmane en tant que Caïdat héréditaire. En fait, les Sultans My Abderrahmane et My Hassan maintenaient les Caïds malgré leurs abus et même quand les plaintes contre eux étaient nombreuses.
Les Ber Rechid avaient renforcé les liens de confiance avec le Makhzen à travers les alliances matrimoniales. Le premier Caid de la famille Ber Rechid s’appelait Rechid ben Ottomane.
Il commandait en plus des Ouled Hriz, les Mdakra, Ouled Ali, Mzab, Ouled Ziane et Ziyayda. Après sa mort, son fils Mohamed ben Rechid hérita la charge pendant 20 ans. Il eut pour successeur Rechid ben Mohamed qui resta trois ans au pouvoir.
A partir de cette époque, les Ouled Ziane, Mzab et Ziyada devenaient des Caïdats à part avec leurs propres caïds. Les Ber Rechid conservèrent le pouvoir sur les Ouled Hriz et Mdakra. Après la mort de Rechid ben Mohamed vint son frère aîné Abdesslam ben Mohamed Ber Rechid qui commanda 35 ans.
Abdesslam Ber Rechid fut le dernier Caid qui commanda les Mdakra devenus plus remuants avec le temps. La forêt située sur le territoire Mdakra devint un asile et un lieu de rencontre de tous les révoltés qui fuyaient l’autorité caidale. Ber Rechid était secondé par le Khalifa Haj Hamou et les Mdakra recevaient ce dernier à coup de pierre chaque fois de passage dans le pays. L ‘abus du Caïd était au point que tout homme dont la richesse apparente excitait les convoitises se voyait emprisonné au moindre écart. La liberté se rachetait à un prix onéreux à payer au Caid.
Pour fuir ses exactions, certaines personnes venaient se réfugier à la forêt et d’autres se mettaient sous la protection des étrangers. Un document daté de 1882 nous apprend que le gouverneur de Casablanca Mohamed Bargach, sur l’ intervention du Consul d’Angleterre, conseilla le Caid Abdesslam Ber Rechid de ne point approcher la fortune du nommé Bouchaib ben Mohamed ben Hssine, sinon les anglais feraient de lui un protégé et réclameraient la restitution des fonds confisqués.
En 1886, le gouverneur Larbi Bricha fit savoir au sultan que les Ouled Hriz entraient dans les protections pour fuir les représailles du caid Ber Rechid. En 1888, le gouverneur Torrés écrivait au Sultan que Ber Rechid maltraité ses administrés. Pour etre objectif, il faut reconnaitre que le Makhzen exigeait des Caid le maintien de la paix, la collecte du maximum d'impot et l'envoi des troupes et soldats pour la participation à la Harka.Ce sont bien les Ber Rechid qui avaient fait sortir les ouled Hriz de la situation "siba" pour en faire un pays "nayba", dit bled El Makhzen.
Après la disparition du Caid Abdesslam les rebelles avaient terrassé la Kasba symbolisant la tyrannie Caidale. En fait, apres la demolition partielle de la kasbah qui avait precede l arrivee des troupes francaises en 1908, il n existait plus d agglomeration a Ouled Hariz.
Les Autorites Francaises avaient alors decide de creer un nouveau centre a proximite de ce qui fut la kasbah. Les proprietaires des terrains a lotir, appartenant a la famille Ber Rechid, avaient cede aux lotisseurs europeens les parcelles necessaires et avaient fait donation des terrains indispensables a l edification des squares, souk, voies publiques, services publics, ecoles, terrains de sport, etc. En 1917, un arrete viziriel avait erige le centre de Berrechid en municipalite. Mais lexperience demontra tres vite qu il n y avait point d interet a constituer en municipalite un centre rural tres dissemine : Berrechid fut tout simplement rayee de la liste des municipalites a compter du 1/1/1918.
A partir de 1930, les premiers lotissements d habitat economique virent le jour a l ouest de la route Casa- Marrakech et au nord de l hopital psychiatrique : Derb Arlo et la kissariat. L appellation Arlo est la eviation du nom du lotisseur Georges Arnaud. A cette epoque, le souk hebdomadaire tenait lieu au nord du batiment de la kissariat et la boucherie s ouvrait pres du douar Mkhaznia, juste la ou se trouve un bain public en ruine (hammam Brik a coee de Dar Bouriala).
A partir des annees cinquante, de nouveaux lotissements virent le jour : Derb Tahiri, Derb jdid par le commandant Denat, Quartier Picaflor par Mme Titi, Derb Lihoudi dont le terrain appartenait a l italienne Mme Cassuto et enfin Souk Lekdim de Joseph Martinez et Hugel Lucien. Ces derniers s etaient vus octroyes le terrain domanial de l ancien souk apres avoir livre a la municipalite le terrain qui abrita passe fait don du terrain pour qu.il soit affecte a un usage public, s opposa a la transaction mais il n ait pu obtenir gain de cause en raison du caractere juridique de l echange. En 1922, Berrechid crea son propre club de foot ball : C.A.B. En 1926, la population du centre rural de Berrechid ne depassait guere 712 habitants, dont 343 europeens, 171 citoyens juifs et pas plus de 98 citoyens musulmans.

POPULATION JUIVE:
Aux cotes de la population musulmane vivait la minorite juive qui s activait dans les secteurs des : cereales, artisanat, vente de tissus etroduits alimentaires. Les juifs qui se distinguaient dans le commerce des cereales s appelaient: El Herrarakhlouf, Waknine Makhlouf, Waknine Abraham et Saadoun Benzaref, qui est le proprietaires de ces espacesrandioses du lotissement Oum Rabi. Les couturieres etaient :
Saada, Alilicha, Aouicha, Souilika, Tamou et Touaymou. Beaucoup d.habitations se trouvant au quartiere la kissariat avaient ete construites par des juifs.
Certaines d entre elles situees a rue Pierre Loti, ue Pasteur, rue Marseille et rue Canisares appartenaient a Braihmat (Waknine). Ces rues seront rebaptiseesu lendemain de l independance : Rue Ali Ibn Abi Talib, rue Generale Kettani, rue Allal ben Abdallah, et rue Medine. A la rue Victor Hugo, mon pere louait une boutique qui appartenait aux freres Jacob et Isaac. Ces derniersous offraient du Rkak et leurs epouses envoyerent a ma mere les aiguilles a tricoter.
L ecole Israelite disposait d une coursazonnee tres etendue et sa devanture s ouvrait sur " Rue des Ecoles" occupee actuellement par.ecole Aicha Timouria.
Dans les rues bouillonnantes de la kissariat, le gosse Messaoud, jetait des cailloux sur les passants, iI residait pres de la boulangerie" le croissant d or"de Haj Mahfoud. Il etait le fils d Aouicha l.epouse du chauffeur ould Nessim.
Messaoud avait un frere qui s appelait Isaac et son ami mousslim s appelait Rouimi (le petit europeen)..amitie qui liait le juif et le mousslim vient du fait que Mi Rkia la grande mere de Rouimi travaillait chez Nessim a Casablanca. Le commercant Yacob, cite par M.Aziz, est l.epoux de Nouna Bentessim. L.oncle de Nouna s appelait Haym. On raconte que Nessim, qui ne voulait pas quitter Berrechid comme les autres juifs, etait alle voir le Pacha Moulay Tahar pour lui faire part de ses craintes. Et le Pacha lui avait repondu en protecteur : Reste ould Nessim, celui qui te designe par le doigt je lui coupe le bras .Les juifs il y en avait partout a Berrechid. Leur boucher Yssef avait un apprenti mousslim qui s appelait Maati Ould Bouaza. Au quartier de la gare, rue Clemenceau, la juive Dina adoptait un enfant mousslim qu.on appelait Omar ould Dina. Un juif celebre qui s appelait Hmami avait un apprenti mousslim qui s appelait Assou, de la famille Begar et Bouzekri. Il y avait exactement soixante foyers juifs a Berrechid comme temoigne le nombre de skhinas qu'on apportait chaque vendredi au four d El Gazoini.
Mr. Tahir Jillali

 

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